Journal graphique en plein air à Strangeland avec Nicoz Balboa 🌿
- Nicoz Balboa

- 16 sept. 2025
- 3 min de lecture
il y a 2 week-ends, nous avons emmené le club de journal graphique hors des murs de Strangeland, pour explorer le dessin et l’écriture en plein air, au Jardin des Plantes de La Rochelle.
L’idée était simple : mêler observation du monde extérieur (arbres, plantes, passants, petits détails du quotidien) avec un travail plus intérieur inspiré de la Gestalt-thérapie et de l’art-thérapie.
Chaque participant·e a choisi un élément du décor pour le dessiner, puis lui a donné une voix, une mémoire ou une émotion. Cela a transformé le carnet en un espace à la fois intime et collectif, entre carnet de croquis et journal personnel.
✨ Ce que ça donne :
– des pages pleines de couleurs et de fragments de vie
– des instants de partage, où l’on découvre que le regard de chacun·e révèle aussi une part de soi
– une expérience qui nous aide à ralentir et à être présent·es à notre environnement
Mais maintenant j’ai envie de vous décrire cet atelier plus en détail:
🌱 Intro : Gestalt et le geste artistique
Un petit paragraphe sur l’idée que dans l’approche Gestalt, on part toujours de l’expérience directe, du « ici et maintenant ». En dessin ou en écriture, cela veut dire : s’ancrer dans ce qui est là, choisir, observer, ressentir, dialoguer avec ce qui émerge, plutôt que chercher un résultat esthétique. Le journal graphique devient alors une manière d’entrer en relation avec soi, avec son environnement, et d’en tirer des enseignements vivants.
🖌️ Les étapes de l’atelier au Jardin Des Plantes:
Choisir une contrainte de départ
Avant même de sortir, nous avons commencé par poser une limite créative. Chacun·e devait choisir une contrainte en lien avec son humeur du jour : travailler seulement en noir et blanc, ou à l’inverse ajouter une touche de couleur inhabituelle ; utiliser seulement un bic bleu, ou explorer une gamme de tons (gris, verts, etc.).
➝ Le choix de la contrainte, loin de limiter, permet de clarifier et d’approfondir l’expression.
Déplacement et mise en condition
Nous sommes allé·es au parc. Ishtar avait même ramené le petit-déjeuner (j’ai mangé 2 mini pain au chocolat 🍫🥐). Nous avons commencé par une petite méditation, pour nous centrer et ouvrir notre regard.
Auto-portrait improvisé
Sans miroir, nous avons inventé d’autres façons de nous représenter. L’idée était de choisir une partie de nous ou un objet autour de nous qui pouvait devenir un autoportrait symbolique.
➝ Dans mon cas, j’ai choisi… mes sandales.
Rencontre avec un élément extérieur
Ensuite, chacun·e a laissé l’instinct guider le pas dans le jardin botanique. Pas de réflexion, juste suivre ce qui attire.
➝ Moi, je suis allé naturellement vers des plantes en fin de floraison : fleurs séchées, feuilles jaunies, traces de l’été qui s’achève. C’est cela que j’ai dessiné, en restant dans une observation simple.
Le dialogue avec l’image
Après l’observation, une deuxième étape : poser des questions à ce que nous avions choisi et dessiné.
D’abord : qu’est-ce que cet élément symbolise pour moi ?
Puis : s’il parlait de moi, qu’est-ce qu’il dirait ?
➝ Nous avons même donné une bulle de BD à cet élément, pour le laisser parler.
Ce qui était intéressant : parfois, ce que nous projetions (“ça dit de moi que…”) n’était pas du tout la même chose que ce qui surgissait quand on faisait vraiment « parler » la plante/le dessin, l’objet ou la partie de soi. La différence créait une surprise féconde.
Écriture libre et intégration
Nous avons ensuite écrit librement : ce que je retiens, ce que j’ai découvert.
Puis une question pratique : quelle action concrète puis-je amener dans ma vie quotidienne, à partir de ce que j’ai appris ?
➝ Cela pouvait être une intention, une attitude, un petit geste à répéter dans le mois qui suit.
Un symbole d’ancrage
Enfin, chacun·e a créé une sorte de point d’ancrage : un petit symbole, un mot, une image-synthèse. L’idée est de garder ce signe visuel dans le journal ou de l’afficher, comme rappel discret mais puissant pendant tout le mois.
✨ Ce que ça apporte
Cet enchaînement – contrainte, observation, autoportrait, dialogue, écriture, ancrage – permet de transformer un simple moment de dessin en un processus gestaltique complet :
partir de l’expérience directe,
donner forme,
dialoguer avec ce qui émerge,
puis intégrer concrètement dans sa vie.
📹 Bonus
Le journal graphique est une pratique créative et accessible à toustes, qui ne demande aucune technique particulière, seulement l’envie d’observer et de se laisser surprendre.
📍 Activité organisée par l’Association Strangeland – La Rochelle.
A la prochaine?
Xxx
Nicoz
🔖 Hashtags

































Commentaires